Lewis-Francis Morison
1880 - 1882


Lewis-Francis Morison 1842-1909


Maire de la ville de Saint-Hyacinthe de 1880 à 1882



Lewis-Francis Morison est né à Saint-Hyacinthe, le 30 janvier 1842 et décédé à Saint-Hyacinthe, en 1909. Son grand-père, Allen Morison, un Écossais, arriva Montréal vers 1770 et vint s’installer à Sorel. Il était né à Lewis Island, sur la côte ouest de l’Écosse. Par ailleurs Donald George Morison, son père, vit le jour à Sorel et devint notaire.


Il épousa Marie A.-Rosalie Papineau, fille de Denis-Benjamin Papineau et nièce de Louis-Joseph Papineau. Lewis-Francis fit ses études au Séminaire de Saint-Hyacinthe et étudie le droit avec Maurice Laframboise et Auguste-Cyrille Papineau.


Admis au Barreau, le 2 février 1863, il exerça sa profession à Saint-Hyacinthe avec beaucoup de succès et jouissant d’une réputation enviable. Dans une ville aussi française que Saint-Hyacinthe, ses prénoms Lewis-Francis devinrent rapidement Louis-François.


Il fit son entrée en politique comme échevin et fut par la suite élu maire, sans opposition, en janvier 1880. Dans son livre L’Histoire de la ville de Saint-Hyacinthe Mgr Choquette a dit : « M. Morison administra sagement la caisse municipale et se fit le promoteur du progrès industriel de notre ville. » Il semble cependant que Lewis-Francis Morison ait été un administrateur médiocre pour ses affaires personnelles. Il a été Président de Granite Mill Co. qu’il fonda en 1881. Il fut aussi l’un des promoteurs de la Compagnie manufacturière de Saint-Hyacinthe.


Il construisit la première route de macadam d’une longueur de cinq milles rendant ainsi plus accessibles les carrières, les fours à chaux et les sablières de Saint-Dominique. À cette époque, on construisait les ponts avec du capital privé et Morison était propriétaire de deux ponts à péage à Saint-Hyacinthe sur la rivière Yamaska. Le pont du Centre et le pont Barsalou. Il avait aussi des intérêts dans un troisième pont et possédait la route de Saint-Dominique. Il intéressa la Banque de Saint-Hyacinthe à l’exploitation de ses valeurs et particulièrement à son chemin de fer des Comtés-Unis. La Banque y perdit son crédit, ferma ses guichets en juin 1908 et laissa monsieur Morison dans une situation de pauvreté.


En 1873, il avait fondé L’Union un journal hebdomadaire qui fut rapidement identifié comme organe libéral. Les affaires de monsieur Morison périclitaient et le jeune Télesphore-Damien Bouchard, journaliste à L’Union, depuis deux ans déjà, devint le directeur de cette entreprise en 1902, essayant par tous les moyens de redresser la situation financière du journal. En 1903, monsieur Bouchard acheta L’Union et l’imprimerie car monsieur Morison, malade et menacé de cécité était absolument incapable de soutenir financièrement l’entreprise et de plus, il lui devait de nombreux mois de salaires. Aux mains de T.-D. Bouchard L’Union, devint, en 1912, Le Clairon.


Le 31 juillet 1889, à l’âge de 47 ans, monsieur Morison avait épousé, à la cathédrale de Saint-Hyacinthe, Éva Charpentier, fille de Pierre Charpentier et de Cordélie Langelier. Lewis-Francis Morison décéda dans sa maison de la rue du Palais en 1909.


Photo:
Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.