Allo ! C’est qui ? – Le téléphone – (3)


Par Bernard Avard
Publié dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 9 juin 2004


À chacun son numéro - un numéro de téléphone est comparable à une adresse.


Peu de personnes se souviennent encore de Michael Connell. C'est pourtant ce premier agent de Bell Canada à Saint-Hyacinthe qui installa, chez lui, dès 1883 un petit standard pour desservir les premiers abonnés du téléphone de la ville.

L'histoire veut que Lizzie Connell, sa sœur, ait été la première standardiste à répondre aux appels de la sonnerie du vieux téléphone Blake chez nous.

Ce type d'appareil, baptisé d'après l'inventeur du microphone Francis Blake, se composait de trois boîtes superposées montées sur un panneau fixé au mur.

La boîte supérieure contenait la magnéto ; la boîte centrale était percée d'un trou pour loger l'embouchure du microphone, tandis, que la boîte inférieure contenait la pile liquide fournissant ce qu'on appelait alors «le courant parlant». Le récepteur ressemblait étrangement à un pilon. Il s'accrochait du côté de la botte centrale et une solide manivelle sortait de la paroi de droite de l'appareil.

Pour la petite histoire : au début de la téléphonie, la commutation ou aiguillage des appels était assurée par des téléphonistes qui effectuaient individuellement tous les raccordements entre les abonnés. Avec l’expansion du réseau sont apparus des commutateurs automatiques de type pas-à-pas (step-by-step), puis, dans les années 1950, des autocommutateurs à commande centrale (Crossbar). Durant les années 1960, le développement des premiers systèmes de commutation à commande par programmes enregistrés comme le ESS-1 et le SP-1 constituait les premières applications tangibles de l’électronique et des techniques informatiques en téléphonie.

Le système DMS élimine le lien physique nécessaire pour établir une conversation entre deux abonnés. Ce système représente une révolution dans l’industrie du téléphone par l’utilisation de la fibre optique pour la transmission des signaux. On peut combiner ainsi jusqu’à 30 conversations à la fois sur une même paire de fils à un débit de 2,56 mégabits à la seconde.

La téléphonie symphonique = tonalités : le téléphone à clavier utilise des sons appelés tonalités qui sont perçues par des appareils au central téléphonique, les identifient et les convertissent de façon à transmettre l’information pour composer le numéro.

La téléphonie cellulaire = liaison ondes-radio : l’appel passe d’abord par le central de la compagnie de téléphone cellulaire. Il est alors converti en ondes radio, lesquelles sont envoyées à une antenne près de l’endroit appelé. Ce sont de grandes tours munies de soucoupes paraboliques au sommet.

Chaque antenne dessert une région précise appelée cellule d’où le nom cellulaire. L’antenne peut repérer le téléphone appelé car celui-ci a deux numéro : un numéro ordinaire de téléphone et un numéro de série unique. Le téléphone cellulaire envoie constamment un signal à l’antenne pour indiquer sa position.

La téléphonie sans fil = liaison radioélectrique : l’ancêtre du télécopieur, le télégraphe électrochimique a été inventé par Alexander Bain, un physicien et horloger écossais en 1842. Un télécopieur envoie la copie conforme d’un document par le biais d’une ligne téléphonique.

L’appareil semble avaler la feuille. En fait il l’explore en une série de fines lignes. Une source lumineuse éclaire le papier qui la réfléchit sur des détecteurs de lumière. Les parties claires du papier réfléchissent plus de lumière que les parties sombres. Les détecteurs transforment cette information en signaux électriques que le télécopieur transmet par la ligne téléphonique. À l’autre bout, le télécopieur receveur décode les signaux sous forme de tracé noir et blanc, ligne après ligne et les imprime.

Devinez-vous d’où vient le mot décibel ? Un décibel représente le dixième d’un bel, unité de mesure du son et, évidemment le bel tire son nom d’Alexandre Graham Bell.

Les réparateurs de téléphones travaillaient généralement avec un combiné comprenant récepteur et émetteur. Ce téléphone permit d’étendre le principe au grand public.

Aujourd’hui Alexandre Graham Bell aurait beaucoup de mal à reconnaître son invention. Transmettre des données dans le monde entier, recevoir ses appels où que l’on soit, transmettre des sons, des mots, des photos et qui sait ce que l’avenir nous réserve !


Photo:
Central téléphonique de Saint-Hyacinthe en 1922. Les deux téléphonistes sont mesdames Chartier et Fournier.

Cet article est le dernier d'une série de trois.

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