De La Providence au Monde (3)

Par Albert Rémillard
Publié dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 16 février 2017.

De nos jours : Olymel
C’est en 1990 que débute le désossement des fesses de porc. Ce qui devait entraîner la fermeture de la salle de coupe en avril 1992, et à partir de 1993, la poursuite du désossement des fesses seulement.

L’année 1996 marque la prise de contrôle de la société en commandite Olymel par la Coopérative fédérée de Québec ; aussi, signalons le départ de monsieur Ronald St-Jean et l’arrivée de monsieur Réjean Nadeau.

Disons ici, qu’Olymel résultait de la fusion des actifs, en 1991, de deux chefs de file de l’industrie porcine au Canada : le Groupe Olympia Ltée, entreprise privée et Turcotte & Turmel, division des viandes de la Coopérative fédérée de Québec. Le regroupement fit d’Olymel la plus importante entreprise dans le secteur de l’abattage et de la découpe de porcs au Canada.

Dans le contexte de la mondialisation des échanges, la Coopérative fédérée du Québec a pris l'initiative de fondre ses divisions des viandes au début de l'année 1998, en procédant à la fusion d'Olymel et des Aliments Flamingo spécialisées respectivement dans le porc et la volaille. Olymel est donc devenue un géant dans le village global pour mieux affronter la concurrence.

Quant aux consommateurs, ils n'ont aucunement subi les effets de la fusion, puisque les marques de commerce des différents produits, commercialisés par Olymel et Aliments Flamingo, ont été conservées.

La concrétisation de la fusion n'est cependant pas le fruit du hasard, mais d'une longue réflexion des décideurs. C'est sans compter l'évolution de la fabrication et de la mise en marché des produits à valeur ajoutée, tant sur la scène québécoise que nationale et internationale.

Au fur et à mesure que la gamme de produits se diversifiait, que les marchés développaient, les avantages d'un regroupement se précisaient. Les dirigeants voulaient une synergie en exploitant les forces des deux groupes dans la mise en marché. Olymel bénéficiait d'une grande expertise au niveau des exportations et des marchés de détail, alors que Flamingo était passé maître dans les services alimentaires.

Olymel et Aliments Flamingo sont les premiers transformateurs de porcs et de volailles au Canada. Ces deux filiales de la Coopérative fédérée du Québec sont omniprésentes dans pratiquement toutes les régions québécoises, puisqu'elles transforment dans pas moins de dix-neuf sites. La MRC Les Maskoutains a hérité du siège social de cette nouvelle entité, parce que dans l'échiquier québécois, elle est au cœur de l'action avec une présence locale et régionale.

En consultant le site web d'Olymel l'on peut se rendre compte de la vitalité de cette entreprise qui exporte ses produits dans plus de soixante pays ; sa force de vente est répartie dans plusieurs bureaux à travers le globe, notamment à Tokyo, Séoul, Sydney et, plus près de nous, de son siège social de Saint-Hyacinthe, à Boucherville et à Brampton, Ontario. Cette société compte 11 500 employés, 3,2 milliards de chiffre d'affaire avec une capacité de production hebdomadaire de 140 000 porcs et de 2,1 millions de volailles. Olymel compte 24 usines et centres de distribution, tout en étant le 3e producteur de porcs au Canada, elle peut compter sur les maternités et les activités d'élevage de sa filiale Olysky dans l'Ouest canadien, ainsi que sur l'intégration, en janvier 2014, dans l'Est du pays, des services conseils et techniques en production porcine de La Coop fédérée pour bénéficier d'une capacité d'approvisionnement de près de 2 millions de porcs par année.

Les entreprises ne peuvent espérer se maintenir dans le peloton de tête dans un monde de compétitivité sans l'apport de la recherche et du développement. Chez le géant Olymel et Aliments Flamingo, ils ont depuis longtemps compris les enjeux. Olymel poursuit une quête constante pour moderniser ses équipements, améliorer son efficacité, miser sur la recherche et le développement pour mieux accompagner les consommateurs dans l'évolution des tendances alimentaires, valoriser ses produits et enfin, toujours innover dans tous les aspects de ses activités.

Depuis plus de 25 ans, Olymel a su préserver les traditions héritées du passé tout autant que développer le savoir-faire des entreprises qu'elle a créées ou intégrées à ses activités.

L'histoire d'Olymel est celle d'un riche héritage mis en valeur par des femmes et des hommes passionnés, afin que cette histoire ait aussi un très long avenir.

Photo:
Façade de l'usine Olymel située au 1425 rue Saint-Jacques à Saint-Hyacinthe.

Cet article est le troisième d'une série de trois.

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