Le parc urbain «LES SALINES» a 30 ans. (3)


Par Grégoire Girard
Publié dans le Courrier de Saint-Hyacinthe le 13 octobre 2004.


Aménagement du parc (suite).


Plus récemment, en juin 1997, la compagnie Kimberly-Clark apportait sa contribution à l’amélioration de l’aire d’amusements des enfants en faisant construire un module de jeux de nature à développer leurs habiletés physiques. Le député de Saint-Hyacinthe, monsieur Léandre Dion ainsi que la municipalité avaient aussi contribué financièrement à ces installations.


Et en 2003, c’était au tour du Courrier de Saint-Hyacinthe de profiter de son 150e anniversaire de fondation pour faire installer un autre module de jeux, cette fois pour les petits enfants de 2 à 6 ans.


Après ces trente années d’efforts de la part de la municipalité et de généreux bienfaiteurs, le parc Les Salines peut maintenant annoncer 8 kilomètres de sentiers entretenus dont 6 kilomètres sont éclairés, une glissade de neige artificielle, des zones d’observation des oiseaux, des aires de jeux bien équipés pour les enfants, des aires de pique-nique, un chalet d’accueil avec foyer et installations sanitaires, une boutique de location de toboggan, de skis de fond, de raquettes, la présence de patrouilleurs durant les jours de congés. Et le stationnement est gratuit.


Depuis l’an 2000, les sentiers du parc sont reliés au réseau cyclable de la ville de Saint-Hyacinthe. Les cyclistes ont donc accès au parc en toute sécurité.


Aujourd’hui, la base de plein air du parc Les Salines accueille annuellement plus de 40 000 adeptes du plein air et offre une variété d’activités et de services d’animation.


Le 28 octobre 1992, le sol s’effondre…


Il faut rappeler, au départ, que le territoire du parc Les Salines est entrecoupé de nombreuses coulées qui reçoivent les eaux pluviales venant du parc industriel Théo Phénix, mais aussi celles venant du territoire de la ville du côté sud de la route transcanadienne. Au début des années 1970, lors de la construction du boulevard Casavant, un tuyau en fer à cheval d’une hauteur de 7 pieds avait été enfoui à partir de l’avenue Choquette jusqu’à Laframboise, puis de 9 pieds de hauteur à partir de Laframboise, vers l’est sur le boulevard Casavant, ensuite vers le nord sur l’avenue Drouin qui, autrefois, était une coulée, puis sous l’autoroute transcanadienne pour déboucher dans la coulée du parc. En raison du pavage des rues, des aires de stationnement et des toitures d’édifices, les eaux de ruissellement ne peuvent s’infiltrer dans le sol et c’est donc une grande quantité d’eau que doit recevoir le ruisseau du parc Les Salines.


Puis, le 28 octobre 1992, le sol s’effondre dans la partie sud du parc entre la route transcanadienne et le boisé. Le directeur général de la ville, monsieur Alain Rivard, estimait qu’une superficie de 60 000 mètres carrés avait glissé dans les ruisseaux du secteur bloquant ainsi l’écoulement naturel vers la partie demeurée intacte dans le boisé et vers la rivière Yamaska. Le terrain de tir à l’arc, un des plus beaux de la province selon le président des Flèches Maska, monsieur André Chapdelaine, se trouvait détruit complètement.


La cause du glissement aurait été la pression exercée par le monticule de terre transportée sur la partie plus élevée afin d’aménager une glissade pour l’hiver. Au cours d’une conférence de presse présentée par les ingénieurs Jean-René Cusson, directeur du Service du Génie, Roger Longpré d’Enviraqua et Louis D’Amour de Fondatec, ce dernier évoquait que « l’amoncellement élevé de terre a créé un déséquilibre qui a provoqué le glissement. À première vue, jamais on ne pouvait s’attendre à une telle ampleur de glissement. C’est dû principalement au type d’argile (d’une profondeur de 13.5 mètres) qui n’a presque pas de résistance. Ça devient de la soupe quant c’est remanié ».


Des travaux de grande envergure ont été entrepris pour rétablir l’écoulement des eaux à travers la partie du parc ainsi affectée. Un tuyau en acier de onze pieds de diamètre a été installé sur une longueur de quelque 300 mètres à partir de la route transcanadienne jusqu’à la partie du ruisseau demeurée intacte dans le boisé. Le coût des travaux de canalisation et de réaménagement du terrain se sont élevés à plus d’un million de dollars.


Le futur du parc Les Salines.


Chaque année, la Ville affecte une partie de son budget à l’entretien et à l’amélioration du parc Les Salines. Selon la brochure publicitaire, le parc pourrait être agrandi de nouveau vers l’ouest d’une superficie additionnelle d’environ 50 arpents sur du terrain déjà propriété de la Ville.


Le chalet d’accueil serait promis, pour sa part, à des projets de réfection ou de reconstruction pour le rendre encore plus commode pour les adeptes de plein air.


Ce parc urbain avait été créé sous le signe de l’enthousiasme par les conseillers présents à la résolution du 18 mars 1974, soit messieurs Vincent Chartier, Gaby Dion, Denis Archambault, Léo Bibeau, Fabien Cordeau, Marc Gladu, Antonio Rondeau, Germain Paquette et Bernard Lamontagne. De son côté, le trésorier de l’Oeuvre Antoine-Girouard, monsieur l’abbé Raymond Pelletier avait exprimé sa sympathie personnelle pour le projet dans sa lettre adressée à la Ville, le 12 décembre 1972 : «Comprenez, écrivait-il, qu’un petit Parc Lafontaine, à Saint-Hyacinthe, ça nous plairait à tous ».


Les personnes à l’origine de la création du parc Les Salines avaient vu juste et ses trente années d’existence ont démontré qu’il s’agit là d’un précieux actif pour la population maskoutaine.


Photo:
L'ancien chalet du parc Les Salines en 1983.
Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH380.

Cet article est le dernier d'une série de trois.

<< Article 1