Notes d’histoire de Saint-Hyacinthe (5)


Par Luc Cordeau
Publié dans le Courrier de Saint-Hyacinthe le 27 septembre 2006.


Expo agricole 1918
« Mardi le 10 septembre courant, la Société d’Agriculture du comté de Saint-Hyacinthe tenait son exposition annuelle. Le vaste terrain de l’exposition était rempli de produits de toutes sortes. Il était intéressant le parcours que l’on faisait en traversant l’espace réservé aux chevaux, aux pourceaux, aux moutons, aux taureaux et aux vaches laitières. La basse-cour était largement et richement représentée, et ce fut la partie de l’exposition qui fut peut-être la mieux achalandée. L’industrie avicole a pris de nos jours, un tel développement qu’ils sont rares ceux qui ne s’intéressent pas à la question. Il convient aussi de faire une mention spéciale sur la culture maraîchère et sur les travaux ou ouvrages de fantaisie. Ces deux branches relèvent surtout de la femme du cultivateur. Au cours de l’après-midi, nous avons eu le plaisir d’entendre l’agréable harmonie, que nous a donnée la fanfare de Saint-Hyacinthe. L’harmonie musicale fut remplacée par les discours de messieurs Gauthier, T-D Bouchard, député, et Omer-Edmond Dalaire, directeur de l’École de laiterie » (Journal Le Courrier de Saint-Hyacinthe, samedi 14 septembre 1918).


Policier insolent
Le journal Le Courrier de Saint-Hyacinthe, du mardi 3 février 1880, rapporte qu’un membre du corps de police de la ville de Saint-Hyacinthe c’est mal comporté au cours des derniers temps : « Nous regrettons d’apprendre qu’un des hommes de police de cette ville se soit oublié au point d’arrêter, sans cause, et par une pure mauvaise humeur, un citoyen respectable de Saint-Dominique, samedi dernier. Malgré les protestations de ce brave citoyen et celles de plusieurs cultivateurs des environs, ce policier s’est montré altier, fier et despote. Déjà cet homme de police, un peu excité, a injurié d’une manière odieuse, sur les chars [trains] en revenant de Farnham, un jeune monsieur très bien mis de cette ville. Il nous semble évident que notre corporation [la Ville] prenne parfois des serviteurs dans une certaine classe de notre société qui a plus besoin de police que de faire la police ».


84e Bataillon
Journal L’Union, 19 décembre 1879 : Milice active. Le bataillon provisoire de St-Hyacinthe sera connu à l’avenir sous la désignation de 84e bataillon d’infanterie, St-Hyacinthe ». « Le directeur propriétaire de La Tribune, le Lieutenant-Colonel Denis, sera absent du 26 juin courant au 7 juillet prochain. Il doit prendre part au Camp de Trois-Rivières avec le 84e Bataillon, dont il est le commandant. Le 84e Bataillon se compose de six compagnies : no1, de Saint-Hyacinthe, Capitaine Chaput ; no2, de Saint-Pie, Capitaine Morin ; no3, de Saint-Simon, Capitaine Dupré ; no4, de Sorel, Capitaine Johnson ; no5, de Saint-Hyacinthe, Capitaine Henshaw ; no6, d’Acton-Vale, Capitaine Gauvin. Les capitaines Chaput et Henshaw ont reçu mardi des uniformes neufs pour les hommes de leurs compagnies» (La Tribune de Saint-Hyacinthe, vendredi, 22 juin 1888). Conseil municipal de la Ville de Saint-Hyacinthe, 3 juin 1898 : « La requête des soussignés expose que depuis trois ou quatre semaines et plusieurs fois par semaine, des exercices des soldats du 84e bataillon se prolongent jusqu’à une heure de la nuit dans une cour attenant à l’Académie Girouard, que par ce bruit, la paix d’une grande partie des citoyens du quartier no 2 est troublée par ces exercices qui constituent une véritable nuisance publique ».


Rue Raymond
Le Courrier, jeudi le 19 juin 1879 : « Nouvelle rue – L’importance croissance du nouveau marché construit par M. Desmarais à Notre-Dame de Saint-Hyacinthe, a engagé monsieur R. Raymond à ouvrir une rue sur sa propriété au coin nord-est du magasin de monsieur M. Raymond & Frère et à construire un trottoir. C’est le commencement de l’importance que cette partie de Saint-Hyacinthe est appelée à prendre dans l’avenir, car la ville nécessairement devra s’étendre de ce côté. D’après le plan de l’arpenteur cette rue porte le nom de rue Raymond et elle sépare la terre de M. Raymond de l’établissement curial occupé par les Pères Dominicains et de la terre des héritiers Têtu sur laquelle est construit le nouveau marché. M. Raymond se décidera sans doute à concéder bien des emplacements afin de hâter le progrès de Saint-Hyacinthe, tout en réalisant de beaux profits ».


Morgue
Conseil municipal de Saint-Hyacinthe : « Le Comité de police reçoit  instruction de faire préparer un endroit convenable pour servir de morgue pour la Cité, soit dans une des dépendances de la station de police, soit dans la bâtisse du Marché à foin » (29 octobre 1897). « Le Comité d’hygiène est autorisé à faire préparer un endroit convenable pour servir de morgue dans le soubassement des cellules de la Station de police, en établissant une ventilation nécessaire pour qu’aucune odeur pénètre aux dites cellules » (4 mars 1898).


Photo :
Couverture du programme pour l’Expo agricole  de 1918.
Collection Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe.

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