Histoire du
Piémont-des-Appalaches
La Montérégie



Les auteurs de ce volume, faisant partie de la collection les régions du Québec, ont consultés, entre autres, les archives du Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe. Certaines photos issues de nos fonds d'archives viennent également illustrer le propos des auteurs.


« Des hommes, des femmes et des enfants courent, s'agitent et travaillent là où les bêtes fauves seules avaient fait leur séjour. Le bruit de la hache du défricheur, le craquement des arbres qui succombent, le pétillement du feu qui nettoie la forêt, ont remplacé le silence des bois. [...] Une bonne route, faite à grand frais par la Compagnie, rend l'accès de ces lieux facile et commode. Elle est parsemée déjà de petits espaces défrichés [...]. À l'extrémité s'élève le nouveau village ou la 'ville future' de Roxton [Falls], que la Compagnie avait nommé Metclafe, mais que les habitants, avec l'agrément de celle-ci, aiment mieux appeler du glorieux nom canadien d'Iberville. [...] La rivière Noire, la principale des deux branches qui, en se réunissant, forment la rivière Yamaska, court au milieu et fournit de nombreux et intarissable pouvoirs d'eau, pour moulins et manufactures de toutes espèces. [...] Et voilà aujourd'hui la Colonie avec une population de trois cent trente habitants parmi lesquels on trouve des individus de tous les corps de métiers, avec quatre-vingt lots de terre en culture, un village commencé, une église bâtie et un Missionnaire qui la visite toutes les trois semaines, une école ouverte, plusieurs moulins à farine, deux boutiques de forgeron dans l'une desquelles on se sert du pouvoir de l'eau, une manufacture de potasse, puis en outre le produit de la récolte de cet automne.»


- Lettre de Jacques-Edmond LeBlond, missionnaire, à l'évêque de Montréal, septembre 1849.


Sous la direction de Mario Gendron. Histoire du Piémont-des-Appalaches: La Montérégie. Les Presses de l'Université Laval, 1999, 416 pages.