La Montérégie




Quelques photos issues des archives du Centre d'histoire viennent illustrer cet ouvrage.


Avant 1900, la Montérégie constitue le principal foyer de peuplement de la province. Dans les  ­ années 1830 et 1840, près du tiers des Québécois habitent le riche terroir des rives sud du Saint-Laurent et de l’Outaouais, les berges du Richelieu, de la Yamaska et de la Châteauguay. Bientôt, toutefois, la pression exercée par une population dont les effectifs doublent à chaque génération devient intenable, et cette région d’agriculture et d’industries rurales voit partir ses  ­ enfants. Avant la fin du siècle, un quart de million de Montérégiens, en majorité de langue française, prennent la route de l’exil, surtout vers les États-Unis.


Aujourd’hui, les descendants de ces exilés reviennent en nombre retracer leurs racines dans une région toute ouverte à la modernité du XXIesiècle et peuplée par plus de 1,3 million de Montérégiens. Comme les autres visiteurs, ils tombent sous le charme de la plaine lourde de récoltes et des collines montérégiennes frangées de vergers. Et, partout, inscrits dans la pierre ou le bois, subsistent des témoignages remarquables de tous les peuples qui ont fait cette région?: Iroquoiens et Français, Vermontois et Anglais, Écossais et Irlandais.


Jean-Charles Fortin. La Montérégie. Les Presses de l'Université Laval, 2009, 186 pages.